Quintette Mnémosys – Harpe, Flûte et Trio à cordes

dimanche 05 Mar. 2017 - 17h00

Atelier Marcel Hastir (étage 2)


          Théo Van Rysselberghe, Voilier sur l’Escaut (1892)

Guillaume Vanleynseele, flûte – Alyssia Hondekijn, harpe et le trio à cordes – Tina Ceh, violon –Amalija Kokeza, alto – Jérémie Ninove, violoncelle  

Au programme : Jean Cras – Joseph Jongen – Jacques Pillois

Quintette Mnémosys

De leur rencontre au Conservatoire Royal de Mons (Arts²) naît, pour ces cinq jeunes musiciens passionnés de musique de chambre, le désir de former un quintette.

L’ensemble, créé en 2015, se propose d’explorer le répertoire de musique de chambre avec harpe initié par le célèbre « Quintette instrumental de Paris ». Créé en 1922 par le harpiste Pierre Jamet, cet ensemble suscita nombre de compositions mettant à l’honneur la harpe entourée d’un violon, un alto, un violoncelle et une flûte traversière. Il fut admiré pendant plus de 35 ans pour la richesse et la variété de ses timbres.

Au Programme

Le Quintette Mnémosys vous invite à un voyage entre l’Orient et l’Occident. Grâce à la poésie et aux atmosphères des œuvres, nous naviguerons aux abords du pays du soleil levant, ainsi qu’à bord de La Provence et nous reposerons dans le Jardin d’Emile Verhaeren.

Jacques Pillois : Cinq Haï-Kaï (1925)

Joseph Jongen : Deux pièces en trio op. 80 pour flûte, violoncelle et harpe (1925)

Jean Cras : Quintette pour harpe, flûte, violon, alto et violoncelle (1928)

Après le concert le verre de l’amitié vous sera offert, en compagnie des artistes

 

Émile VERHAEREN   (1855-1916) – C’était en juin, dans le jardin

C’était en juin, dans le jardin,

C’était notre heure et notre jour ;

Et nos yeux regardaient, avec un tel amour,

Les choses,

Qu’il nous semblait que doucement s’ouvraient

Et nous voyaient et nous aimaient

Les roses.

 

Le ciel était plus pur qu’il ne le fut jamais :

Les insectes et les oiseaux

Volaient dans l’or et dans la joie

D’un air frêle comme la soie ;

Et nos baisers étalent si beaux

Qu’ils exaltaient et la lumière et les oiseaux.

 

On eût dit un bonheur qui tout à coup s’azure

Et veut le ciel entier pour resplendir ;

Toute la vie entrait, par de douces brisures,

Dans notre être, pour le grandir.

 

Et ce n’étaient que cris invocatoires,

Et fous élans et prières et voeux,

Et le besoin, soudain, de recréer des dieux,

Afin de croire.

 

Réservations

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